06 août 2008
Aventures d'ouvertures
Ces derniers temps, je n'ai pas été bien bavard, absorbé par diverses activités, en premier lieu mes obligations professionnelles. Toutefois, je me suis également lancé dans l'aventure de l'ouverture de voies :
1. en reprenant un projet (project A) commencé un jour de juillet 2006 et depuis désespérément bloqué au bout d'à peine 2 longueurs. La voie envisagée est désormais complète jusqu'au troisième relais, la troisième longueur ayant demandé pas mal de ressource en solo
2. en commençant un autre projet (project B) sur une paroi plus facile (quoique pas autant qu'attendu...) mais exigeante en termes de marche d'approche (3h, c'est long lorsqu'on a un âne mort sur le dos!). La voie envisagée est désormais terminée à 80% suite aux efforts d'un weekend début août.
Mon éthique d'ouverture est la suivante :
1. ouverture du bas : l'équipement du haut est proscrit !
2. ouverture en escalade libre entre les points : pas de progression en escalade artificielle, tout au plus un moyen très occasionnel de suspension le temps de percer (mais c'est bien rare) !
3. priorité aux dispositifs d'assurage amovibles (cablés, friends, becquets, lunules) : mise en place d'un équipement (spits/pitons) là où il n'est pas possible de s'assurer autrement donc !
4. respect de l'ambiance 'montagne' : l'équipement n'est pas rapproché comme en falaise ou dans des voies sportives aseptisées mais parcimonieux, un zeste d'engagement et d'exposition est présent par endroits (j'ai bien passé en tête ces passages avec tout le matos aux fesses !) !
Remarques :
1. Certains jours ont été passés seuls. Certaines longueurs ont donc été ouvertes en solo auto-assuré sommairement (un prussik).
2. L'ouverture a parfois été effectuée au tamponnoir (ce qui peut expliquer la parcimonie avec lequel les points sont placés, compte-tenu des 20-25 minutes et de l'effort important nécessaires à la pose d'un point).
Pour la suite, voici quelques photos de ces moments intenses d'escalade :

Départ de R5, où la voie rejoint l'éperon.

Et ouaip, quand le brouillard s'en mêle, on ne voit plus rien : L8 qui n'est pas donnée...

Le bivouac après une longue journée d'ouverture et une razzia sur le cake préparé avec amour par ma grand-mère (merci mamie!!!): une doudoune, un sac plastique et le sac autour des jambes :-). Pour info, le sac plastique, ce n'est pas très respirant : même s'il fait froid, on transpire facilement ! Pendant ce temps là, les pieds aux chaussettes humides d'une traversée de torrent hasardeuse passent en mode 'hypothermie' en attendant le remède matinal classique : friction vigoureuse. Le haut avec la doudoune, RAS. Le milieu sans aucune protection a lui eu bien froid malgré l'ajout de cordes, qui n'ont donc pas de qualités isothermiques particulières. Malgré tout ça, une nuit merveilleuse de par le lieu, le ciel aux milliers d'étoiles...

Juste avant une nuit sous les étoiles.
Vous noterez la poussière de roches sur mes lunettes et mes paumettes. Eh oui, après avoir percé le trou au perfo, afin d'assurer une bonne pénétration de la cheville à expansion et donc ensuite une bonne expansion (et c'est ce qui assure la solidité de l'ancrage, donc à ne pas sous-estimer), il faut nettoyer la cavité de ses poussières. Cela se fait traditionnellement à l'aide d'une paille. Le mécanisme est l'inverse du cocktail de bord de plage ou de bord de mer, il faut souffler et non aspirer (quoi que... chacun est libre de faire ce qu'il veut, et un lorsqu'on a une petite faim, des miettes de roches peuvent paraître appétissante pour certains, qui sait ??). La conséquence sine qua non est bien évidemment (c'est de la physique élémentaire) le transport mécanique hors du trou des poussières. Sauf de disposer d'une paille XXL ou suffisamment solide pour résister à la torsion, le jet de poudre blanche susvisé a la facheuse tendance de transformer l'alpiniste/grimpeur en platrier ou boulanger. Pour un peu qu'il y ait du vent dans le mauvais sens, c'est le bain de platre garanti : pas sûr que ce soit aussi efficace que le bain de boue pour la santé de la peau ou ait un quelconque effet positif contre les UVs.

Un réveil après une nuit assez fraiche pour moi, cette chère Julie ayant eu le privilège de disposer d'une doudoune complète à savoir un duvet :-)!!
Le project A :

Vue sur L1. Un départ en dalle très esthétique dont je ne me lasse pas....
Millepattes
14 mai 2008
Errance grimpistique dans les Calanques !
La mer, la mer !! Il fallait aller voir la mer : nous sommes allés voir la mer! Je vous rassure : elle est toujours là :-)! Le Verdon ou Aiglun, ce sera pour une autre fois. Quand JIB ne pourra plus nous prêter son cabanon des Goudes pour des weekends de grimpe par exemple. Merci à lui de nous avoir hébergé gracieusement même si les températures permettaient facilement le camping (pas vraiment le cas en hiver...).
A force de venir et revenir dans les Calanques, je commence à avoir fait un certain nombre de grandes voies dans le coin. Il fallait en trouver une inédite, pas trop dure, pas trop complexe d'accès (pas de rappels), bien équipée, jolie et à proximité de la mer. Hum, hum... Finalement, le Bec de Sormiou offre un condensé de voies répondant à de tels critères. Attention, le centre UCPA de Sormiou et d'autres personnes ont tendance à en profiter allègrement. La calme absolu y est possible, notamment par gros jour de mistral en janvier ou février mais faudra prévoir la goretex, le bonnet, les moufles etc. :-)
Voies parcourues :
- Samedi :
Les traces du Passé, qui mérite largement le détour : envolées démentes pour le niveau.
Coqueluche qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, loin de là...
- Dimanche :
Sirène Liautard à la Calanque d'En Vau : belles premières longueurs mais équipement ensuite à la logique manifestement absente et de la patine
Photos :

Repos mérité ?, en tout cas bien apprécié :-)

L'élégant pilier de Sirène Liautard.
MTP.
Délectation printanière à Orpierre !
Pour le weekend bien prolongé du 8 mai, nous sommes allés grimper dans le sud est de la France. Tout d'abord, une petite visite au site d'Orpierre que je connaissais pas et qui était réputé pour être une bonne destination d'initiation aux grandes voies. Ce fut effectivement le cas : nombreuses voies aux difficultés modérées et à l'équipement irréprochable. Ce petit village à taille très humaine du Buëch possède également d'autres charmes. On y retrouve le calme, la sérénité, le plaisir de prendre son temps. On réapprend à savourer tous les moments de vie.
Le camping d'Orpierre propose une annexe pour les grimpeurs à prix très compétitifs (même si la concurrence est presque absente) et des emplacements confortables en hauteur desquels la vue est magnifique sur l'ensemble des falaises.
Il y a un petit bar à côté de l'église (qui est au centre du village comme dans tout village français qui se respecte :-) ) pour prendre l'apéro, un petit magasin d'escalade et une petite épicerie pour faire ses emplettes, un terrain de pétanque pour les boulistes, le traditionnel platane centenaire et même quelques moutons qui broutent. Que demander de plus ?
Notons également qu'Orpierre connaît un certain succès voire un succès certain. Il y a donc une certaine affluence au parking de l'Adrech et dans les voies. J'ai été agréablement surpris de constater une réelle cordialité entre les différents grimpeurs et cordées qui se côtoient parfois de très prés... La présence dans les voies les plus classiques de 2 relais à chaque relais y est peut-être pour quelque chose. Cela fait du bien de côtoyer des inconnus souriants qui ne courent pas pour en doubler d'autres à l'approche, qui ne font pas de corde tendue dans le seul but de doubler la cordée précédente (tout ça pour gagner 30 minutes : c'est bon le Ricard sera toujours là...) et avec qui il est toujours agréable d'échanger quelques mots.
Voies parcourues :
- Jeudi :
Brazil sur la falaise de Quiquillon
- Vendredi :
N'importe où hors du monde sur la falaise de Quiquillon
Malkuth, la Terre sur l'Ascle
- Samedi :
La jungle en folie sur la falaise de Quiquillon
Le maître de la danse sur l'Ascle
Le massacre à la débroussailleuse sur la falaise de l'Adrech
Photos :

Orpierre : de gauche à droite, le Quiquillon, la falaise des 4 Jours, les deux piliers de l'Ascle, la falaise de l'Adrech etc.

Vue sur la falaise de Quiquillon.

Hum le bon repas en perspective :-)!

Arrivée au sommet du Quiquillon.

Et voilà pour finir un petit apéro au bar du centre du village.
21 décembre 2007
Festin dans les Calanques part 1
Avec un peu de retard, quelques photos d'un petit weekend réussi malgré un mauvais temps dans les Alpes, un grand froid dans les Calanques, une semaine de grève dans les transports parisiens qui a mis mes nerfs à rude épreuve, et des mouvements sociaux à la SNCF qui ont réduit drastiquement le nombre de trains entre Paris et Marseille...
Voie Festin de Satan :

Vue sur la Calanque de Morgiou.

Après les 2 6c, un joli 6b avec un pas vraiment pas donné. Mais toujours un rocher excellent dans ces belles dalles à gouttes d'eau.

JB en termine avec la 1ère voie de la journée :-)
Voie l'Oeil de Sauron :

Yannick qui approche du devers...

Nous grimpons sous l'oeil inquiétant de l'énorme toit de la Concave.

Et oui, un joli surplomb qui n'est que 6a : un vrai plaisir!!

Fin de la voie dans un cadre toujours aussi enchanteur.
On ne s'en lasse décidément pas de ces Calanques.
Millepattes.
19 décembre 2007
Aventures méditerranéennes de Thomas et Estelle!
Et oui, encore une petit weekend de 3 jours dans les Calanques.
Et oui encore avec JB.
Mais la nouveauté est venue de la présence de Thomas, mon coloc de Paris (vous savez, celui au torse de rêve selon certaines ou surtout certains :-) et Estelle, une charmante amie que nous avons en commun.
Ce fut l'occasion de leur faire profiter du joli cadre des Calanques de Marseille et de les initier un peu à la grande voie.
Le maitres mots étaient donc plaisir, détente et délices culinaires (pissaladière aux olives et tartiflette : je n'oublie pas mes classiques tout de même) dans une ambiance chaleureuse et joyeuse.
On a fait une overdose de sourires et de rires.
Quelques photos de nos escapades près de la Candelle et au Crêt Saint Michel :

Traversée de la commune : un rocher irréprochable pour des passages très ludiques et bien équipés juste au dessus de l'eau. Les seconds montrent parfois des signes d'angoisse entre les points :-) mais sont ravis, tout comme le leader, heureux d'offrir ces moments à ses amis.
Après la désescalade dans un boyau, traversée et remontée au dessus de l'eau pour nos 2 grimpeurs, qui se concentrent sur La traversée (6a tout de même...:-)) qui suit, qui donnera du fil à retordre à cette chère estelle :-) Eh oui, en traversée faut déclipper la dégaine avant de la dépasser sinon après on n'arrive plus à avancer, hein estelle ? :-)
Je ne me lasse pas d'un tel paysage à la sortie d'une voie d'escalade. Passer quelques jours loin du tumulte de la vie quotidienne, semaine après semaine, offre une réelle richesse inestimable, dont il est difficile de ne pas tomber accro. L'alpinisme, l'escalade, le ski, la nature peuvent devenir une véritable drogue. Mais contrairement à d'autres, elle ne nuit pas à la santé, bien au contraire, elle a un effet placebo inégalé sur la joie et le plaisir de vivre. Comme dit Olivier C. : "Stay hungry, stay foolish!".
Estelle qui brave le vent et la neige sur l'arête de Marseille à la Grande Candelle : bravo!!
Néanmoins, elle préférera redescendre une fois arrivée au relais en plein vent.
Elle avait un très joli bonnet orange, mais ça ne lui a pas suffit pour croire au soleil et ne pas trembler de froid.
Pas grave, on reviendra au printemps :-).
Thomas en finit avec une très belle longueur mais peu équipée avec des spits tout pourris : JB en tête aura dû puiser dans ses réserves neuronales afin de rallier le relais, tout aussi charmant...
Thomas dimanche en fin d'après-midi après un weekend comme on les aime tant...
Millepattes.
12 novembre 2007
Fraicheur automnale dans le Dévoluy...
Quelques photos explicites des conditions météo rencontrées ou plutôt subies samedi 10 novembre à la paroi du Pïerroux !!

JB dans la première longueur de la voie TD+ que nous abandonnerons dès R1 à cause d'un vent glacial en furie qui insensibilise dangereusement nos mains et pieds...
JB dans L2 de la voie Super Goujats, qui elle est abritée du vent. Nous garderons la doudoune toute la journée néanmoins à cause du froid vif.
Millepattes à l'attaque de L3 : un petit surplomb en V.
Millepattes dans L5 : du joli IV+ avec toujours une doudoune fort appréciée :-)
Une petite touche historique : les relais d'époque - les anciens n'avaient pas froid aux yeux :-)!
Le 6a de L7 pour JB.
Vue du sommet sur l'Obiou, point culminant du Dévoluy.
JB à la descente où nous retrouvons ce charmant petit vent :-).
La paroi de retour à la voiture.
Millepattes
30 octobre 2006
Anniversaires granitiques au Chatelleret !
Ce magnifique weekend automnal fut l'occasion pour Laurent (22 octobre), Marie (01 novembre) et moi (21 octobre) de fêter dignement nos anniversaires en compagnie d'amis communs (Caro 1, JB, Anne, Alban, Louis Romain et Caro 2) au refuge du Chatelleret autour d'une bonne fondue, de quelques bouteilles de clairette (je ne t'oublie pas Rachel:-)), de bananes avec coulis de chocolat..etc
Quel plaisir de bien manger et de bien boire en refuge en charmante compagnie !!!
Le weekend fut aussi sujet à quelques escapades granitiques à la Tête de La Maye.
Samedi : la voie Du V à Tire Larigot pour Caro 1 et moi
Dimanche : Abbé Hard pour Caro 1, Alban et Anne ; Maye Friend pour Laurent et Louis ; Tu Ris Maye pour JB et moi
J'ai oublié mon appareil photo en montant au refuge donc pas de photos de la soirée : tant pis, mas c'était très bon !
Désolé pour le bruit occasionné aux autres habitants d'un soir du refuge :-)

Surplomb que l'on contourne par la gauche (L2/3) dans la voie Du V à Tire Larigot : Caro 1 à l'attaque !

Caro 1 toujours dans Du V à Tire Larigot par un temps idéal

Attaque de la Rimaye de la Tête de la Maye : une belle traversée nous attend !

Millepattes toujours dans L1 de Tu Ris Maye mais après s'être délecté dans la traversée.

L2 : JB juste avant un petit dièdre évasé pas évident...

L2 : une bien belle longueur et un temps toujours idéal

JB : quelques passages faciles mais élégants juste avant le court passage en 6b - non ne cherchez pas, il n'y a pas vraiment de pieds :-)

La deuxième partie se déroule sur de belles dalles peu prisues homogènes dans le V+/6a, cotations sèches par rapport aux autres voies du secteur (un bon niveau d'écart par rapport aux V+ de Du V à Tire Larigot).
Plaisir garanti mais faut tout de même souvent réfléchir et se placer :-)

Toujours de la belle dalle granitique dans un cadre haute montagne en arrière plan, juste avant le passage en 6c, fort intéressant et passé en libre.
Méthode : avec la petite croute verticale en main gauche et les picos main droite, valoriser la prise de rocher blanc située bien haut en chargeant le pied droit - votre bouche arrive alors à hauteur de la cordelette qui pend à un spit- clipper le spit - changer de pieds (sans trop de mains) et poser son pied droit en adhérence à droite sur une vague rampe - prendre mains droite et gauche des réglettes/knobs en haut à droite - monter sur le pied droit et bloquer sur les bras - ramener le pied gauche en grand écart sur le dièdre évasé à gauche - ramener la main gauche sur une bonne prise bien à gauche puis stabiliser votre équilibre pour lacher la main droite et la ramener plus à gauche - décaler alors la main gauche- seulement maintenant, lacher le pied droit, monter sur le gauche, en ramenant également la main droite et sortir à gauche (sortie en mulant sur les mains à plat comme à Fontainebleau :-)
Voilà, vous avez coché votre 6c :-)
Milletheupas.
09 octobre 2006
Voie du Toit à la Pointe Sophie : la vercors attitude !
Après la joie que nous avions eprouvée à la voie des Etudiants au Mont Aiguille, thibault et moi étions prêts à retourner sur les belles falaises du Vercors, où le rocher n'est peut être pas toujours très sain mais où le plaisir est toujours au rendez-vous de par le cadre authentique qu'il offre.
Après un samedi après-midi à tater de la couenne au secteur Balme Etrange à Presles, nous avons tous les 2 peu dormi suite à des occupations nocturnes festives. Le réveil dimanche matin fut donc difficile et notre arrivée au parking à l'aplomb de la face du Gerbier bien tardive.
Durant la marche d'approche, nous rencontrons un sympathique monsieur de 77 ans qui a fait la voie du Toit, il y a bien longtemps, avec Simone Badier, une star de l'époque (les rares connaisseurs apprécieront !) selon ses dires (l'égale d'un Terray ou d'un Desmaison).
Néanmoins, sa conversation fut bien utile car il nous indiqua le pied de la voie. En effet, armés du topo manuscrit de camptocamp, nous savions que la voie se situait sur la Pointe Sophie, mais nous n'avions aucune idée si la belle Sophie était la première ou la deuxième pointe des Deux Soeurs.
Thibault, dans un élan de réflexion métaphysique, me demanda toujours lors de l'approche si j'avais ma frontale. Je lui répondis que non. Et oui, nous n'étions pas en avance sur l'horaire prévue...
Heureusement, sans nous presser, nous avons rapidement gravi cette ligne, bien peu soutenue il faut reconnaitre, du moins en comparaison à la voie des Etudiants : pour la même cotation globale annoncée, c'est un peu l'ombre et la lumière.
La sortie au sommet est très agréable et la panorama qu'on y découvre est magnifique.
Au final, une bien jolie voie donc qui mérite le détour et qui est très abordable.
L'équipement se suffit à lui même mais les points sont parfois espacés dans les passages faciles (2 points dans les 50m de L6....)

Tracé de la bête !
La deuxième longueur.
Le Toit -:) (mais c'est très facile : si si)
L'artif se rapproche !
L 5
L 6 : c'est pas classe comme ambiance !
Le Mont Blanc au loin.
L 7 : on court sans le faire exprès mais on se fait très plaisir.
L 8 : ça grimpe un peu plus qu'avant mais ça reste très très abordable.
La Pointe Agathe.
Thibault au sommet : finalement, on a le temps de se dorer au soleil et j'aurais même le temps d'aller voir la colloc de Renaud, Sam, Caro et Jim.
Millepattes
28 août 2006
Ranxerox attitude
Le 19 août, météo france prévoyait une belle journée sur les Hautes Alpes. Par conséquent, je me lève tôt à Chambéry ce même 19 août afin de rejoindre thibault à Grenoble. Nous nous mettons alors en route vers le col du Lautaret avec la ferme intention de gravir Ranxerox à la Tête d'Aval de Montbrison. Malheureusement, le temps couvert de l'Isère donne naissance à du brouillard puis à de la pluie à partir du Lautaret. Ce fut donc un faux départ malchanceux, partiellement oublié grace à la voie des Etudiants au Mont Aiguille le lendemain.
Après une semaine de dure labeur, météo france annonçant le même temps, nous repartons à la Tête d'Aval. Cette fois-çi, ce sera la bonne.
La voie est variée : de la dalle à la fissure en passant par le surplomb, le dièdre et la traversée, tout y passe. La première partie de la voie est patinée et c'est dommage. la deuxième partie est beaucoup moins entamée par le passage des cordées.
On a mis 8h45 en prenant notre temps dans les 11 premières longueurs et sur les vires. Les 7 dernières longueurs ont été parcourues plus rapidement, histoire d'arriver à la voiture de jour (à 5 minutes ce fut bon : quel timing !).
La suite en photos (vous pouvez les voir en plus grand en cliquant dessus !) :

L1 : 6a/b - C'est parti pour une belle journée de grimpe.
L2 : 6a/b - Jolie traversée et surplomb histoire de se faire les bras !
L3 : 6a - L'échauffement continue :-)
Toujours dans L3 et toujours du bon 6a !
L4 : encore 6a mais ça redevient raide :-)
L5...
L7 après la vire : c'est parti pour le premier 7a.
L8 : 6b+ d'anthologie...
Toujours L8 et beaucoup de plaisir.
L9 : départ pour la traversée en 6b avant le deuxième 7a, un peu plus teigneux que le premier.
La même traversée : le 7a est tout proche...
L10 : 6b+/c - Un départ un peu bloc et patiné mais une suite de rêve !
L10 toujours après la rampe et le surplomb : de la dalle où il faut chercher les prises...
L11 : traversée en V puis fissure déversante en 6a+, magnifique !
L14 : 6b d'anthologie sur le pilier sommitale.
Un autre 6b toujours aussi dément (la patine a disparu :-) ).
L12 : 6a puis 6b pour entamer la dernière partie.
L15 ou comment se prendre pour Edlinger.
L17 : du 6b+ dalle sur croutes - enfin mon style de prédilection :-)
L18 : du V mais peut être la longueur la plus démente de la voie - des cannelures de ouf !
Millepattes pour vous servir.
22 août 2006
Le temps compté des étudiants au Mont Aiguille
La voie des Etudiants au Mont Aiguille est la voisine de gauche du Pilier Sud. Elle propose une escalade généralement athlétique sur une paroi raide, plusieurs fois surplombante. Pour étayer mes propos, les blocs instables plus ou moins gros du début de la longueur en 6a tombent directement sur le sentier en contrebas sans toucher la paroi. De même, dans le première longueur en 6b, où de nombreux pitons témoignent d'une activité 'artificielle' passée (que l'on peut être tenté de reproduire d'ailleurs :-) ), la notion de l'attraction terrestre se fait bien sentir.
Pour Thib, il fallait se dépécher de gravir cette voie, son statut d'étudiant ayant une durée de vie très limitée désormais. Emily et moi pouvons encore profiter de 24 mois d'un état jubilatoire même si l'on travaille déjà.
Pour le reste, les photos qui suivent vous donneront, je l'espère, l'envie d'aller faire un tour dans le Vercors.

Tracé de la voie des Etudiants sur le versant Sud du mont Aiguille !
Départ de la voie par un temps incertain : la raideur est déjà bien présente pour du IV !
Tib, un ours adorable :-)
La première longueur en 6b (mais le deuxième surplomb) : des mouvements très athlétiques et un peu de continuité indispensable.
Emily en termine avec la sublime et technique deuxième longueur en 6b.
Thib à la sortie de la voie sous la bienveillance d'une petite aiguille.
Le plateau du Mont Aiguille
Le Grand Veymont, point culminant du massif du Vercors.
Millepattes.



























